Mary Currie Wilmot, 2011 © Susan Paulsen
Revenir à l'accueil Susan Paulsen Sarah N. Maison européenne de la photographie
Susan Paulsen Il y a en effet quelque chose de Vermeer dans les photographies de Susan Paulsen. Comme le peintre néerlandais, la photographe new-yorkaise s’intéresse aux scènes du quotidien dans leurs aspects familiers et anodins. Mais aussi au traitement de la lumière et de l'espace. Le focus est le plus souvent mis sur un agencement d'éléments récurrents d'une photographie à l'autre (mains de femmes, chiens en train de courir, routes, voitures). La série de petits formats exposée à la MEP, dans le cadre du Mois de la Photo 2012, raconte les travaux et les jours de la petite communauté agricole de Wilmot en Arkansas où Suzan Paulsen et sa sœur ont hérité de la maison de leur grand-mère. L’Arkansas est un de ces états des USA que l’on qualifie d’Amérique profonde. On y a été ségrégationniste et on y vote aujourd’hui massivement républicain (Arkansas (6 grands électeurs):Obama 37% / Romney 61%. A travers des instantanées de ses cousins, oncles et tantes de Wilmot, Suzan Paulsen montre, dit-elle, “l’archétype du foyer, une idée du lieu, des personnages et des événements qui recréent une famille. Je souhaite souligner la poésie, la simplicité, l’éloquence d’un moment où l’on semble se complaire dans le dédain de ces valeurs.” Des photographies à goûter, que l’on pourra voir et revoir dans l’intimité de sa maison, grâce à son livre Sarah Rhymes with Clara publié par les éditions Steidl. C.C.
De Yampert Gin Wilmot, 2009 © Susan Paulsen
Informations pratiques 14 novembre 2012 – 13 janvier 2013
Maison Européenne de La Photographie 5/7 rue de Fourcy 75004 Paris Métro Saint-Paul Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu'à 19 heures 30. Gratuité aux moins de 8 ans en individuel, personne handicapée , accompagnateur de groupe, personnel de la Ville de Paris, carte presse et tous les mercredis dans la tranche horaire 17 à 20 heures.
Sarah N. Il n'est pas aisé de décrire les autoportraits de Sarah N., adolescente qui pratique la photographie depuis l'enfance. Certains d'entre vous auront découvert sa saisissante production à la fondation Brownstone, fin 2010. Le cinéaste et photographe Alain Fleischer a visionné des milliers de clichés réalisés par Sarah N. Et toujours ce même sentiment “d'une singularité frappante”. Commissaire de l'exposition, qui a lieu à la MEP, dans le cadre du mois de la photo, Fleisher écrit dans la préface au catalogue de Sarah N : “Sarah N., dans ses autoportraits, peut transformer sa physionomie et son anatomie en autant de lieux, tout espace devenant un milieu : celui de la chambre et du lit, tout comme l’eau d’une piscine, où l’image et le corps flottent ensemble. Dans cette interrogation sur elle-même, Sarah N. explore des points de vue auxquels nul photographe n’a jamais songé. Cette capacité à déjouer les règles, les habitudes et les conventions du regard, lui vient peut-être d’un rapport à l’image singulièrement direct, c’est-à-dire émancipé du pouvoir de la langue sur la perception, avantage imprévu qu’elle tire d’une difficulté première à la parole, lentement et progressivement surmontée”. C.C.
Double sens 2011 © Sarah N.
Grand bain, 2012 © Sarah N.